La sortie chandelle


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Description générale:

La sortie chandelle à pour but de ressortir rapidement d’une rotation engagée, pas n’importe comment rassurez vous, mais dans un mouvement simplement contrôlable : une abattée, que nous piloterons avec une temporisation efficace.

Vous me direz sûrement : –« A quoi ça sert ? moi je sais très bien sortir en dissipation ! »

Ce à quoi je vous répondrai que le jour ou vous n’avez pas choisi votre rotation (fermeture partant en autorotation par exemple), il se peut que vous soyez trop bas pour avoir le temps de dissiper l’énergie et que le relief arrivant à grand pas ne vous laisse pas tellement le choix …

Durant cet exercice, il sera important de bien travailler sur la dissociation des différentes actions de pilotage, un « mix » des actions peut mener à de nombreux échecs.

Quand tu conduis , pour aller à droite, tu descends la main droite, pas les deux ….

Ben la c’est pareil, une main après l’autre, sinon ça ne marche pas  !!!

Les phases importantes:

Rotation – Pour que la sortie chandelle soit réalisable, nous avons besoin de dépasser le « point d’accélération » de la voile en spirale. Sans cette accélération, il n’y a pas assez d’énergie, et la chandelle n’est pas utile.

Contre – C’est le désengagement de la rotation, il amorce la sortie.

Compensation – C’est le pilotage permettant de ramener une ressource dissymétrique vers une abattée dans l’axe et plus facilement maîtrisable qu’une abattée oblique.

Temporisation – Comme vous le savez déjà vu que vous maîtrisez le tangage, c’est avec cette fameuse temporisation que nous arriverons à stopper l’abattée et à revenir à un vol stabilisé.

Le pilotage :

Rotation.

Pour rentrer en rotation, le pilote transfère son poids à 100% du côté intérieur au virage, et freine progressivement le même côté pour initier la rotation jusqu’au « point d’accélération ».

Une fois cette accélération ressentie , le pilote remonte très rapidement et totalement la main intérieure et revient au neutre à la sellette.

Contre.

Dans l’enchaînement, un freinage progressif sera appliqué sur la demi-aile extérieure au virage jusqu’à sentir un désengagement de la rotation.

Ce freinage devra être impérativement relâché avant de repasser sous la voile !!

Si le contre a été bien dosé, la sortie chandelle sera dans l’axe.

Dans le cas contraire ….

Compensation.

Il peut être nécessaire de piloter la ressource pour la ré-axer.

La compensation est une action de freinage progressive et dissymétrique du côté de la voile la plus haute pendant la phase de ressource, avec un relâché rapide et total du frein au sommet de celle-ci.

Dans le cas d’une rotation à droite et d’un contre à gauche :

Si le contre est trop puissant, le pilote part vers la gauche, il doit donc compenser à droite.

Si le contre est trop léger, le pilote restera dans la rotation, il devra donc compenser à gauche.

Temporisation.

Une fois que la compensation à été relâchée, l’abattée arrive, le pilote devra donc adapter sa Tempo en fonction de l’énergie de l’abattée.

Sur cette manoeuvre, la temporisation doit être effectuée tardivement et massivement.

Une ressource avec un angle important impose au pilote de repasser sous la voile pour que celle-ci puisse reprendre de l’énergie, nous sommes dans des phases dynamiques.

La Tempo devra donc être effectuée une fois que la voile aura dépassé la verticale du pilote, et relâchée dés que l’abattée aura été maîtrisée .

Les risques:

Rotation – Neutralité ou instabilité spirale peuvent être envisagées, il est nécessaire de savoir reconnaitre et piloter une spirale avant de rechercher le point d’accélération, sans quoi vous pouvez rester bloqué dans cette rotation.

La vitesse entraine des forces G élevées.

La position sellette, la respiration et la prise de repères sont des points importants que vous devrez être capables de gérer avant cet exercice.

Contre – Avec un contre trop léger, on ne risque pas grand chose sauf de ne pas sortir de la rotation.

Un contre trop puissant par contre … si vous le maintenez ça donne un Tumbling …

Si il est maintenu, il vous expédie en looping du côté opposé.

Il faut impérativement penser à relâcher le contre une fois arrivé sous la voile, sans quoi toute l’énergie amenée par la rotation vous expédiera de l’autre côté.

Compensation – Mauvais côté, trop timide … rien de trop méchant, mais ça aide pas ….

Trop fort …  Hum, là par contre, un freinage dissymétrique trop fort pendant unephase de ressource, on a de quoi faire frémir tous les moniteurs au bandana fluo !

La voile peut facilement décrocher, on est dans une phase de perte de vitesse.

Le pilotage doit être subtil, progressif et étalé sur toute la durée de la ressource

Attention aussi à bien relâcher ce freinage une fois arrivé en haut de la ressource.

Si on ne remonte pas rapidement les mains pour laisser faire l’abattée, on ne permet pas à la voile de reprendre de la vitesse … C’est le décrochage.

Temporisation – Comme pour le tangage, on a des risques de fermetures ou de décrochage si celle-ci n’est pas correctement réalisée.

La clé :

«  Pour piloter des mouvements importants, il faut être capable de les vivre, pensez donc à rester bien assis au fond de la sellette, sans essayer d’en sortir ou de vous appuyer sur vos freins !!! 

C’est toi le pilote mon pote ! »

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