Le virage dynamique


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prérequis :

Le Tangage.

Description générale :

Comme son nom l’indique, c’est un virage qui sera déclenché dans une phase de vol dynamique.

C’est tout simplement la phase d’accélération que nous avons identifié dans le Tangage.

La voile et le pilote sont en train de gagner de l’énergie, la trajectoire est descendante.

Cette phase peut être engendrée par une séquence de Tangage de la part du pilote, mais aussi lors d’une sortie de thermique par exemple.

La compréhension de ce mouvement vous permettra de ne plus forcer des virages, mais d’utiliser pleinement la glisse de votre machine.

Les phases importantes :

Point Zéro – On identifie ce point comme l’instant ou le pilote se trouve à la verticale sous la voile.

Conduite de virage – C’est l’action de dosage de frein qui permettra de contrôler l’angle et la vitesse de celui-ci.

Le pilotage :

Avant tout, il nous faut une phase d’accélération, le plus simple c’est encore de faire un peu de tangage.

*… Ressource… abattée … accélération …*

Une fois qu’on a obtenu une amplitude “confort” :

Au début de la phase d’accélération, le pilote transfère rapidement son poids du côté ou il souhaite tourner.

« – Comment je sais que je suis en accélération moi ? ça va vite tout ça …

– Ta voile est devant toi, tu as du vent dans les oreilles et tu descends ! »

Une fois son poids transféré, le pilote déclenchera son virage par une traction progressive mais rapide du frein sur la demi-aile intérieure.

Celui-ci devra être déclenché avant le passage du « Point Zéro », sans quoi ce ne serait plus un virage dynamique.

« -… et c’est tout ? 

– non , après il faut encore s’adapter ! »

La conduite de virage du virage consiste à doser son freinage pour contrôler le rayon de virage.

Plus le virage est déclenché tôt avant le point zéro, quand la voile est « loin » devant le pilote, plus le virage qui en résultera sera engagé avec une trajectoire plongeante.

Si le virage est déclenché juste avant ou au point zéro, la trajectoire sera sur un plan faiblement descendant, on conserve l’énergie de l’accélération pour l’utiliser dans le virage.

Si le virage est déclenché après le point zéro, la trajectoire sera montante et en perte d’énergie, rien ne sert de forcer, la voile ne voudra pas tourner, c’est une phase de « compensation » vue au chapitre sur la sortie chandelle.

Attention :

En virage dynamique il est facile de se faire surprendre par une réactivité accrue de la voile.

A dose de frein égale, un virage dynamique est beaucoup plus radical qu’un virage à plat.

Une fois en virage, il ne restera plus au pilote qu’à arrêter celui ci en relâchant son action au frein, en revenant à plat à la sellette, et éventuellement en contrant cette rotation par une action au frein sur la demi-aile extérieure.

A vous de choisir entre dissipation ou chandelle pour revenir au vol à plat.

La vitesse d’enchainement entre le transfert de poids, le déclenchement du virage et sa conduite détermine la qualité de celui-ci.

Les risques :

Ce sont globalement les mêmes que pour la sortie chandelle :

Rotation – ça peut tourner vite, il faut être acclimaté et savoir comment sortir d’une rotation engagée.

Neutralité ou Instabilité Spirale peuvent être envisagées.

Fermetures – Si on transfère le poids pendant une abattée, ou que l’abattée est trop forte ou dissymétrique, c’est la fermeture !

Associée au mouvement de rappel pendulaire du pilote, cette dernière peut facilement se transformer en autorotation.

Vrilles – Si le virage est déclenché trop fort et/ou au mauvais moment, il est possible d’obtenir un départ en vrille.

La clé: 

«  Souple mais engagé, sois déterminé sans te précipiter. »

Leave a Comment