Les fermetures asymétriques


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prérequis :

Le tangage, la sortie chandelle.

Description générale :

La fermeture est un effondrement de la voile provoqué par une sous-incidence.

Pour faire simple, c’est quand le flux d’air appuie sur l’extrados et ne permet plus au profil de voler.

Une fermeture asymétrique, comme son nom l’indique sera localisée sur une demi-voile ou plus, mais un côté de la voile continuera de voler.

Les phases importantes :

Fermeture – C’est l’effondrement de la voile, il peut être créé par un mouvement de masse d’air, ou par une action de pilotage.

Si jamais cette fermeture est effectuée dans une phase dynamique, il peut s’en suivre un départ en rotation rapide.

Autorotation – Quand la fermeture est importante:

La voile fermée crée beaucoup de trainée, elle ne fournit plus de portance.

La voile ouverte est surchargée, elle veut récupérer de la vitesse à hauteur de sa charge.

Du à ce déséquilibre massif, la voile accélère jusqu’à trouver un équilibre.

Le centre de rotation sera situé entre la voile et le pilote, en fonction de la fermeture et de la voile.

Un taux de chute très important associé à la rotation peut déstabiliser le pilote, il est préférable de maîtriser les fortes rotations au préalable.

Contre – C’est une action de pilotage effectuée sur la voile encore ouverte pour neutraliser la rotation. Il est comparable à celui effectué pendant une sortie chandelle, avec plus de douceur toutefois, la fermeture complique la chose.

Pilotage :

Dans le cadre de la pratique SIV, la fermeture sera effectuée par une traction franche des élévateurs avant, le nombre de suspentes utilisées permettra de faire varier l’intensité de la fermeture.

Statique, dynamique ?

Si on est en vol stabilisée, on peut parler de fermeture statique, si on combine celle-ci à une phase d’accélération, le départ en rotation sera plus radical, on parle alors de dynamique.

Le pilote est bras haut et « clips » son frein du côté fermé.

«- Et ….. Bim !!! »

La voile est fermée … rien de méchant, il suffit de contrer.

Si le pilote réagit assez vite en transférant son poids du côté ouvert, et en appliquant un contre progressif au frein, il n’y aura pas de départ en rotation, ce contre suffira à conserver le cap.

Si le pilote ne réagit pas assez vite, ou que la fermeture est trop violente, un départ en autorotation aura lieu.

Pendant cette phase, le déséquilibre de la sellette et les forces G peuvent empêcher tout transfert de poids.

Le pilote se concentrera donc sur l’application d’un freinage progressif sur la demi-voile restée ouverte.

Ce freinage ralentira la rotation donc les G diminuent donc la rotation diminue donc les G diminuent …

Il est important que cette action de freinage soit lente et progressive.

Etant fermée, la voile réagira lentement, mais le débattement de frein sera beaucoup plus court du fait de la surcharge de la demi-voile ouverte.

Les risques :

Autorotation – Une autorotation sollicite fortement le pilote pendant la rotation avec un taux de chute important, ce n’est pas un tour de manège, mal géré, on peut ne pas en sortir.

Sur-pilotage – Si le pilote est trop pressé et brusque, la voile n’a pas le temps de réagir entre les différentes « demandes » du pilote, celui-ci se retrouve à contre temps, et ne fait qu’amplifier chaque mouvement .

Vrille – Lié à un sur-pilotage, une vrille peut être obtenue facilement du côté de la demi-voile ouverte.

La clé :

« Détends toi, ça va bien se passer … »

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