L’hélicoptère


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pré-requis:

Le Décrochage.

Description Générale:

L’hélicoptère est une vrille parfaite, qui entretient une rotation en lacet centrée sur le centre de gravité.

Cette manoeuvre requiert un pilotage fin pour passer de la vrille à l’hélicoptère à proprement parler.

Les phases importantes:

Parachutale – C’est la porte d’entrée de la manoeuvre, on ralentit jusqu’à 0 Km/h, la voile ne vole plus, elle agit comme un frein aérodynamique.

Trop freiné, on est en décrochage, pas assez et on revole. Un pilotage subtil ….

Starter – Freinage rapide et précis sur une demi-aile pour la faire voler en marche arrière tout en relevant la main opposée à la même vitesse.

Il lance l’hélicoptère, et en assure en grande partie sa réussite.

Le pilotage:

Avant de faire des beaux hélicoptères, il faut commencer par s’acclimater à la rotation avec des vrilles.

Pour les premières, on part d’un léger virage (type thermique large) retenu sur l’aile extérieure.

Le pilote s’accroche à l’élévateur extérieur avec le frein en tension et enfoncera alors rapidement la commande intérieure pour obtenir un décrochage massif de l’aile intérieure.

« Et si t’as un doute, t’en rajoutes !»

Attention à la position corporelle !!

Le pilote doit rester compact, les jambes sous l’assise, et le buste gainé.

Le départ en rotation qui s’en suit et la perte de portance sur l’aile intérieure peuvent déstabiliser le pilote et entrainer des twists.

Le pilote s’efforcera de rester au neutre sellette.

Sur le début de la rotation, si le décrochage à été assez massif, le déséquilibre se stabilisera après ¾ de tour.

Le pilote commencera à reconstruire l’aile décrochée, de la même manière qu’un décrochage, la symétrie en moins.

Le but étant d’accélérer autant que possible cette demi-aile en marche arrière pour créer l’hélicoptère.

Attention à ne pas remonter la main trop vite et trop haut, une remise en vole oblique non souhaitée peut engendrer une sortie plus qu’hasardeuse.

Pendant la rotation, si jamais le pilote souhaite sortir, ou si un dé-axage se fait sentir, il peut a tout moment effectuer un décrochage symétrique en pour gérer la sortie de façon contrôlée.

Attention toute fois à ne pas aller trop vite, il faut rentrer progressivement en décrochage. Un arrêt trop rapide pourrait entrainer des twists liés à l’inertie de la rotation.

Par la suite, une fois que le pilote maitrisera les vrilles pilotée, il ne restera plus qu’a modifier l’entrée et la sortie pour obtenir un hélicoptère.

Pour le départ, la vrille sera remplacée par une parachutalle et un starter.

En fonction des voiles, différentes adaptations de pilotage sont à prévoir pour ceux-ci.

Le pilote ralentit sa voile symétriquement et doucement jusqu’à sentir celle-ci amorcer un décrochage.

Attention à ne pas décrocher sauvagement, le but ici est de maintenir la voile intégralement ouverte et bien équilibrée.

« La voile s’enfonce … on à le 0 Km/h parfait … et … Bim, Start ! »

C’est le starter qui initie la rotation, on descend une main au point de marche arrière, et on remonte l’autre bras haut, le pilote reste au neutre à la sellette.

Et normalement ça tourne…

Pour obtenir de beaux départs et de belles rotations, il faudra peut être tricoter un peu.

Certaines voiles demandent des starter plus forts que d’autres, ou peuvent demander de garder un contact sur la demi-aile extérieure. Il va falloir essayer!

Pour ce qui est de la rotation, la aussi il y à de nombreuses façon de ré-axer un hélicoptère, la meilleure consiste à ralentir la rotation, on freine l’aile qui avance, on relâche celle qui recule.

C’est un principe physique, moins ça tourne vite, moins ça oscille! (cf: le pendule)

Et la encore, chaque voile à son style …

Pour la sortie c’est moins théorique, rassurez vous.

Si ça désaxe fort ou qu’on est perdu, on décroche symétriquement, et on remet tout ça en vol proprement.

Si on veut faire ça proprement par contre, il suffit de ralentir la rotation jusqu’à revenir en parachutalle et remettre bras haut pour remettre en vol.

« Trop facile non ? »

Sur le papier c’est joli, mais dans la vraie vie …

Encore pareil, chaque voile à sa subtilité, mais le pilote devra faire avec et s’efforcer d’être rapide, précise et synchrone.

Si une main remonte plus vite que l’autre, la sortie sera asymétrique.

Si il ressort trop vite, l’inertie se chargera d’amorcer quelques twists.

« C’est l’osmose entre l’homme et la machine » 

Les risques:

Twists – Comme vous l’imaginez l’hélicoptère tourne en lacet sur des G faibles, il est donc fortement possible de créer des twists pendant la rotation.

Décrochage – Mais est-ce encore vraiment un risque vu que vous le maitrisez parfaitement?

Cascade d’incident – C’est la théorie du Chaos appliquée au parapente, tout peut arriver… au pilote de décider et de s’adapter, milieu aménagé fortement recommandé !

La clé:

« Le meilleur remède pour tous les problèmes, c’est la patience. »

                                      de Plaute

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