Utilisation du parachute de secours.


L’utilisation du parachute de secours doit être envisagée dés les premiers instants de la formation de pilote.

Différents modèles de parachutes sont disponibles, pilotables ou non peuvent être utilisés.

Les centres de tests et les normes vous garantissent leur fiabilité au même titre que les parapentes.

Attention à ne pas sortir de la fourchette de poids et de l’utilisation définie par le constructeur.

Différents centres ou écoles sont aptes à plier les parachutes de secours et pourront former les pilotes à cet exercice.

Rappelons au passage qu’un parachute de secours doit être changé tous les 5 ans et doit être replié au minimum une fois par an … pensez-y !

Le montage du parachute de secours dans la sellette ainsi que ses points d’accroche doivent impérativement être testés avec le pilote dans la sellette et permettront de se prémunir contre d’éventuels problèmes de compatibilité.

Chaque association à ses propres particularités et nécessitera une inspection précise avant d’être mise en service sans risquer d’engager la sécurité du pilote.

De même, la vérification de la bonne fermeture du container par les aiguilles et le bon positionnement de la poignée devra être effectuée avant chaque vol.

Il existe trois principaux types de containers :

  • Le sous-cutal, largement répandu place le secours sous l’assise du pilote, son extraction devra être effectuée par une traction franche vers l’extérieur de la sellette.

 

  • Le dorsal, place le container dans le dos du pilote et est accessible par une poignée déportée placée généralement derrière la hanche du pilote. Son extraction sera effectuée par une première rotation pour décrocher la poignée, et ensuite une traction permettra de sortir le POD.

 

  • Le ventral sera le plus accessible, il suffit de tirer la poignée dans n’importe quelle direction afin d’en extraire le POD, attention toutefois à bien passer les mains par l’extérieur des élévateurs.

Attention

La prise de décision de tirer le parachute de secours n’est pas facile à prendre, le pilote doit avoir la lucidité de prendre la décision au plus tôt une fois l’incident de vol survenu.

Si on voit que la situation est irrécupérable pour notre niveaux, il faut faire secours !

N’ayez pas de regret éventuel pour votre matériel qui sera abimé, votre vie a plus de valeur.

Plus tôt la prise de décision est faite, plus grandes sont vos chances!

prise de la poignée         traction de la poignée    POD en main

Jetté du secours

Une fois le POD extrait, il est accroché à la poignée,

Le pilote s’assure qu’il est bien sorti de la sellette pour

ne pas risquer de perdre la poignée sans pouvoir la

récupérer.

Et d’un seul geste, il jettera l’ensemble le plus loin possible.

Le pilote aura alors plusieurs choix suivant sa configuration de vol:

 

 

S’il y à une rotation forte et des Gs importants, il n’aura qu’à lâcher l’ensemble hors de la sellette après s’être assuré que le POD est bien sorti du container.

La rotation se chargera d’éloigner le POD du pilote et permettra son ouverture.

Si le pilote est dans une phase confort, sans facteurs de charges, et dans un plan de descente vertical, comme un décrochage par exemple, il sera alors nécessaire que celui-ci jette le secours énergiquement loin de lui pour ne pas risquer de voir celui-ci s’ouvrir sous ses pieds.

Attention lors du geste de lancé de ne pas risquer d’ouvrir le POD, la longueur d’élévateurs et de suspentes hors du POD doit permettre de tendre le bras sans ouvrir celui-ci.

Une fois le secours lancé, il s’ouvre et se met en charge, le pilote doit alors parvenir à maîtriser la voile pour neutraliser l’effet miroir et conserver un taux de chute raisonnable.

effet miroireffet miroir

 

Une traction puissante sur les élévateurs B ou C peut y parvenir.

Cependant, dans certaines configurations, le pilote peut ne pas être capable d’atteindre ceux-ci.

Il devra donc décrocher son parapente, en utilisant les freins ou en tirant les élévateurs arrières.

Ce décrochage devra impérativement être effectué de façon symétrique pour ne pas créer de vrille et risquer de voir la voile attraper le secours.

Une fois la voile neutralisée, le pilote ne bouge plus et prépare le retour au sol.

Rien ne sert d’essayer de récupérer la voile à la main et risquer d’empirer la situation.

Encore une fois, ces tests d’extractions et validations des procédures doivent être fais et validés par chaque pilote dans le cadre d’un stage SIV par exemple.

Trop de pilotes sont trop peu renseignés sur ce secours ou n’y portent pas assez d’attention,

n’oubliez pas que c’est votre dernière chance en cas d’incident de vol.

2 commentaires

  • capon nicolaw
    avril 17, 2015 - 23:19

    Trop classé ton site mon pti max … j’aimerai bien que tu me parle des misty et tous se qui tourne autour … a très bientôt nico et Hélène

    • Admin Admin
      avril 18, 2015 - 15:15

      ça ne devrait pas tarder, il me manque quelques vidéos pour le tuto et ça sera bon!
      D’ici cet été je devrais avoir bouclé l’acro “basique” , pour le plus poussé il faudra peut etre attendre l’automne !

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